Sculptures de Karim Ouedraogo
Du 2 au 17 juin





Karim
Ouedraogo
Né en 1982
à Ouagadougou, Karim Ouedraogo travaille dans des ateliers
de bronziers à Koudougou et Ouagadougou depuis l'âge
de 7 ans. Au sein des ateliers de bronzier, il monte des équipes
de 8 personnes et créé des petites et des grandes
sculptures puisant dans une esthétique traditionnelle qu'il
fait évoluer, inspiré par les scènes du quotidien
et les femmes qu'il représente sous des formes très
stylisées. Ses oeuvres sont stylisées. Les formes
sont sobres, pures et l'expression d'une gestuelle ou d'un mouvement
suspendu dans l'espace. " J'aime sculpter les femmes, les
femmes qui dansent, les mouvements et les courbes sont superbes
".
Karim Ouedraogo
utilise la technique de la cire perdue. Il modèle ses statuettes
dans la cire d'abeille qu'il recouvre ensuite d'une argile particulière,
faite en partie de crottin puis coule le métal dans le
moule à une température de 1000 °.
Il anime des stages
au Burkina Faso et un peu partout en France et notamment avec
l'atelier Art Exprim située dans le 18e arrondissement
de Paris.
Il a participé
à de nombreuses expositions en Afrique et en France comme
Champs ouverts Frogaroo à Allancourt, une initiation aux
arts du feu, une exposition à Morville, et plusieurs expositions
dans l'est de la France.
Depuis plusieurs
années, pour empêcher le départ des jeunes
de son village, il a créé un atelier de fabrication
de djembés en plastique et a fait évoluer la technique
de fabrication (travail au gaz, pressage à partir du moule
de base) permettant la production de 6 djembés par jour.
Afrique : la
musique au féminin




Des photos de
Bill Akwa Betote et d'Emmanuel Blès
Vernissage le
18 Juin - 19h00
Bill
Akwa Betote

Bill Akwa Betote
est né au Cameroun en 1952 à Douala. En 1972, il
quitte le Cameroun pour Paris. Il a vingt ans... et une passion
depuis l'enfance : la photographie ; incongruité sur le
continent noir où l'image se charge d'une symbolique puissante.
Pionnier à pratiquer ce métier hors d'Afrique, Akwa
Bétotè devient reporter photographe.
Il sera l'un des premiers photographes africains à collaborer
avec la presse française. De Libération au Nouvel
Observateur en passant par Cosmopolitan.. Akwa Bétotè,
c'est en effet, un travail insolite, inédit, un regard
noir d'un mutant sur les mutants qui participe tant aux instants
fugitifs de la rue, de la nuit, des visages quotidiens qu'aux
vibrations des lieux qui naissent et meurent...Une photographie
qui puise sa vitalité dans le mouvement, le plaisir de
la surprise, l'impertinence du regard, la liberté du langage...
En tout cas l'arrivée d'un photographe au regard intime
et profond qui mêle incongruité et macro-histoire,
et crée sa propre dynastie. Akwa Bétotè est
un photographe des milieux, un témoin, un sujet, une langue
en lui-même, pas seulement celle des images mais celle qui
permet de parler de l'image dans quelque circonstance, dans quelque
endroit que ce soit.
(source : Jacques Matinet - " Portrait paru dans Le Matin
de Paris")
En 2001, il a publié Musafrica, Portraits de la musique
africaine aux éditions du Layeur. Il a présenté
plusieurs expositions à travers le monde : Rencontres de
la photographie de Bamako en 2001, Corps instrumental depuis 2002
dans divers galeries, Black Paris en Allemagne en2006 et 2007,
Musafrica au féminin au Musée de l'Homme et Black
Paris Bruxelles au Musée d'Ixelles en 2008, Guitare Accordéon
Attitude en 2009, Les musiciens africains des années 80
dans le cadre de Barbès l'Africaine au Centre Fleury Goutte
d'Or en 2010.
Emmanuel
Blès

Emmanuel Blès
a su conjuguer ses deux passions : la musique et la photographie.
Musicien féru de culture mandingue, il a voyagé
en Afrique et joue du tambour djembé; il est par ailleurs
photographe autodidacte. Depuis dix ans qu'il pratique cet art,
il a affiné son regard et s'est spécialisé
dans la capture d'instantanés des nombreux musiciens africains
qu'il va voir (et écouter !) sur scène.
Après avoir bourlingué sur les routes du Continent
Noir, il prolonge ainsi son voyage sur les scènes de Paris
et sa banlieue. L'occasion parfois de nouer des liens avec les
artistes et de collaborer avec eux, comme ce fut le cas avec le
djembéfola Mamady Keita pour qui il a fourni l'illustration
de son album " Mamady Keita Live " et l'affiche de son
spectacle.
Emmanuel Blès
expose depuis quelques années, on a pu voir notamment certains
de ses clichés dans le cadre du festival Villes des Musiques
du Monde et au Bourget, lors d'expositions collectives.