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Une exposition photos
retraçant les grandes étapes de la conférence
de Bandung
Exposition du5 Novembre au 10 Décembre
Vernissage le 5 Octobre
de 19h30 à 20h30
& trois artistes exposent
des oeuvres contemporaines
Babacar Diop (sénégal)
D'origine lébou (peuple de
pêcheurs), Babacar Diop est né en 1966 à
Rufisque. Il s'est installé à Gorée
à l'adolescence et c'est là que naît
sa passion pour la peinture. Les visages qu'il jettent sur
la toile sont comme des questionnements. Sa dé "marche
se définit dans le terme Xalat, Réflexions,
qui considère l'image comme la force de suggestion
du signifiant. Le rythme, le dynamisme, l'analogie, la force
sont les éléments forts de sa démarche
artistique. Installé en France depuis quelques années,
il expose dans des galeries et de nombreuses manifestations
d'ile de France.
Iwan Wijono (Indonésie)
Iwan Wijono est né dans la ville de Solo, Java Centrale,
dans une famille aux traditions javanaises fortes, sous
la dictature du régime de Suharto. A cette une époque,
la situation culturelle globale est de plus en plus influencée
par l'occident jusqu'à devenir un standard d'existence
pour les classes moyennes et aisées. Alors qu'il
étudie le droit international et les arts à
Yogyakarta, dans les années 90, il participe activement
aux mouvements s'opposant au régime militaire en
place alors dénommé KKN pour Collusion, Corruption,
Népotisme. Iwan utilise la performance comme média
afin d'apparaître dans l'art activiste. Selon lui,
l'art action, de par sa symbolique, constitue une forme
évidente et efficace de protestation que chacun peut
interpréter à sa façon. Il devient
vite reconnu comme un performeur pro-démocratique
engagé en Indonésie. Les performances proviennant
malgré tout d'idées pouvant être immortalisées
sur une toile (selon lui l'appréciation existe plus
longuement pour quelque chose qui dure et qui laisse ainsi
davantage de temps pour se faire une impression), ce média
en deux.
Miko Malioboro
Miko Malioboro (Indonésie) est Natif de Purworejo,
à Java. Il suit normalement le cycle scolaire puis
s'oriente vers des études sociales et politiques.
Proche de la communauté artistique de la célèbre
avenue Malioboro, à laquelle il emprunte son pseudo,
c'est là qu'il commence réellement à
apprendre la peinture et cette passion ne le quitte pas
après l'obtention de son diplôme. Peintre inconditionnel
et inconditionné, Miko saisit rapidement la nouvelle
conception de la finalité de l'art, longtemps perçue
comme une imitation de la nature. Ses " sensations
" s'inscrivent en priorité dans sa vision. Il
continue de peindre et s'exprime dans un style nouveau,
celui de l'abstraction. Au fil des expositions, son mode
d'expression change, réduisant les formes et les
lignes, minimisant les couleurs. Entre 2003 et 2006, il
passe chaque année 3 mois au studio d'Hanafi, peintre
contemporain reconnu à Jakarta. Voir Miko uvrer
dans la création, apparentée à l'Action
Painting, décèle discrètement les voix
de l'art que seul l'artiste perçoit dans la réalité
de l'instant.